La vision

la civilisation de l'amour

Les Chevaliers de Colomb ou Knights of Columbus ont été fondés en 1882, l’année même où Friedrich Nietzsche prononça la fameuse phrase : « Dieu est Mort ». L’influence de cette philosophie est immense depuis le XXe siècle traversé par les barbaries nazies et communistes. Elle reste malheureusement d'actualité avec l'ambition transhumaniste.

Le prêtre jésuite français Henri de Lubac commentait en ces termes la voie prônée par Nietzsche et celle promue par Dostoïevski : "ces deux hommes ont vu se scinder en deux le chemin qui part de l'homme, et tandis que l'un devait céder à la séduction de la voie qui prétend mener à l'homme devenu dieu, au "surhomme", l'autre s'est engagé sur le chemin au bout duquel on trouve le Dieu fait homme".

Aujourd’hui, face aux enjeux de l'individualisme contemporain, l’interrogation de Paul Ricoeur nous pose un défi : “Aimer son prochain comme soi-même, aimer ses ennemis : un commandement absurde, une exigence impossible, un ordre dangereux ?”

C’est pour cela que l’Eglise catholique invite chacun à bâtir la civilisation de l’amour.

Contre une logique de repli, d’exclusion et de mort, nous choisissons une dynamique de don, de générosité et d'accueil de la vie.

Création
1882
Pays dans le monde
15
Présence en France
2016
Nombre de membres en France
340

Servir l’Eglise

« Cette unité de vision et d’intentions, enracinée dans la foi et dans un esprit de conversion continuelle et de sacrifice personnel, n’est-elle pas le secret de la surprenante croissance de l’Eglise dans ce pays ? Il suffit de penser à l’oeuvre extraordinaire de ce prêtre américain exemplaire, le vénérable Michael McGivney, dont la vision et le zèle conduisirent à la fondation des Chevaliers de Colomb. »

Pape Benoît XVI – homélie en la Cathédrale Saint Patrick, prononcée à New York le 19 avril 2008

 

Retrouver le bon axe

Aujourd’hui, l’homme contemporain est perdu. Pour avoir été parfois trop fort et trop présent, l’homme ne trouve pas sa place, devenant parfois effacé et absent. En évoluant parfois dans un horizon matérialiste ou étriqué, soumis à des addictions, son désir de servir ne peut se déployer et sa soif de sens ne peut être abreuvée. Les hommes, quels que soient leurs états de vie (laïcs, prêtres, pères de famille, célibataires, etc.) sont appelés à être consistants en retrouvant : le sens de l’engagement dans l’exercice de la force et du courage, qui ne sont ni brutalité ni indélicatesse ; le sens de la paternité dans la transmission et le don ; le sens de l’intériorité et du silence contre l’activisme bruyant. L’expérience de la fraternité authentique permet de progresser sur ce chemin de la vraie masculinité.